J'ai passé l'aprem de ce samedi avec mes ex-collocs à la fiera dell'arte contemporanea de Rome. Le temps était moche (oui même à Rome, ça arrive) donc autant passer l'aprem dans des musées.
La vocation de Rome est de devenir une capitale incontournable de l'art moderne. Je dois avouer que la quantité d'événements organisés pour satisfaire à cette prétention est assez impressionnante. A commencer par cette "fiera".
L'idée assez originale était d'exposer des oeuvres contemporaines (appartenant à des musées ou proposées à la vente par des galleries du monde entier) dans 6 lieux historiques de Rome.
Le premier endroit que j'ai visité était les thermes de Diocleziano, les plus grandes thermes de la Rome antique. J'ai vraiment adoré. L'opposition entre ce lieu hautement symbolique de la Rome antique et ces oeuvres contemporaines était vraiment surprenante.
Surprenant est le mot qui convient pour cette expo. Surprenant et parfois même dérangeant voir choquant. Cette vocation qu'a l'art contemporain de sortir l'art de son contexte habituel ne pouvait pas trouver là de meilleure réalisation. C'est l'utilisation de tous les mediums possibles et imaginables qui rendait parfois cette expo dérangeante (notamment le corps humain sans rentrer dans les détails).
Cette première exposition avait cela de particulièrement intéressante qu'elle rendait l'art contemporain accessible au profane, et cela d'autant plus que nombre d'artistes étaient présent sur les lieux et se rendaient disponibles. Par exemple
ici, l'artiste était là à coté de sa statue de cire et d'une vidéo le montrant accomplissant sa "performance" d'équilibriste.
Vous pouvez trouvez plus de photos
ici. Evidemment ni la lumière, ni mon appareil photo et encore moins mes talents de photographe ne contribuent à un résultat acceptable. C'est disons purement illustratif.
J'ai trouvé les 5 autres expositions étaient beaucoup moins intéressantes même si le cadre était à chaque fois exceptionnel.
Le Palazzo Rospigliosi. Il s'agissait encore d'une exposition d'oeuvres "publiques". De belles choses mais beaucoup moins original que l'exposition précédente.
On en a profité pour visiter le palazzo Rospigliosi-Pallavicino dont une partie est ouverte au public seulement le premier de chaque mois (le palais est en grande partie privé et accueille le plus grande collection privée de Rome)...
Le Complesso Monumentale del Santo Spirito in Sassia. Cadre exceptionnel pour une exposition ou des galleristes du monde entier présentaient leurs plus belles oeuvres en vente. Le public était cette fois complètement différent et les gens étaient là pour admirer autant que pour acheter. Un troupeau de critiques d'art étaient là pour convaincre les gens qu'il valait mieux placer leur argent sur des toiles d'art contemporain qui coteront autant qu'un Pollock dans dix ans que sur des actions EADS, même après un contrat record avec l'armée américaine.
Je n'ai pas trop apprécié l'ambiance. Là encore quelques artistes étaient là mais ne se rendaient disponibles que pour RaiUno ou de riches acheteurs (bizarrement, malgré mon élégance naturelle, les gens ne semblaient pas me considérer comme un acheteur potentiel).
Le Palazzo Ferrajoli et le Palazzo Wedekind. Tous deux situés piazza Collonna. Cadre magnifique pour un palais richement décoré. Quelques oeuvres magnifiques mais là encore cette ambiance de marché de l'art ou je n'avais pas ma place.
Une photo des deux palais:
Le temple d'Adrien. La façade était en rénovation, dommage. Cela dit, c'était une belle conclusion pour cette après-midi. Cadre et oeuvres étaient exceptionnels bien que les collections soient là aussi proposées à la vente...
L'occas de faire un peu de tourisme express dans les alentours des expos. C'était sympa de profiter des navettes gratuites proposées par la ville pour connecter les différentes expos.
Le panthéon: